CIVILI SACROQUE OBTINENT, TERTIUS GALLICO-LATIN US.

Lexicon Latinum Seu Corpus Phraseologiae · 1878 · p. 3
Nova Editio accurati ime recognita, aucta et de Germanic a nunc primum in Gallic am linguam trans lat a a P. Aug. BORGNET , ejusdem Soc i etat is, in collegio Ambianensi magistro. IMG:3086736428286348267_title page.jpg: BRUGIS mDCCCLXXVIII. IMG:3086736428286348267_header1.jpg: préface de la nouvelle Edition. IMG:3086736428286348267_dropcap-e-0.jpg: En réimprimant ce livre, fameux en Allemagne au siècle dernier, notre unique but a été de rendre aux vrais amis des études latines un ouvrage destiné à développer la con nai ance du latin. Nous avons voulu offrir aux profe eurs et aux élèves, surtout à ces derniers, un manuel vraiment pratique, pour approfondir les beautés in times de la langue qui “ seule entre toutes les langues mortes, est vérit able ment re uscitée, et qui UNE FOIS RESSUSCITÉE, NE MEURT PLUS!” [1] Avant d’indiquer le plan du livre et la manière de s’en servir utile ment, qu’il nous so it perm is de rappeler en quelques mots les principaux actes de la vie de l’auteur. François Wagner naquit à Wangen, en Souabe, le 14 août 1675. Il fut admis dans la Compagnie de Jésus au noviciat de Krems à l’âge de 15 ans. Après avoir term iné ses deux années d’épreuve, il enseigna pendant plus de 25 ans la rhétorique, dans les colléges de Krems, de Presbourg et de Tyrnau. Étant recteur du Séminaire de Vienne, il dirige a une congrégation et s’occupa de la composition de plusieurs ouvrages estimés. Il mourut à Vienne, le 8 février 1738, à l’âge de 62 ans. Tels sont les détails que nous fournit sur cet homme illustre la Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus. Le P. Jean Nép. Stœger, dans ses Script ores Provinciæ A us triacæ Soc i etat is Jesu , nous a transmis la liste complète des nombreux ouvrages écrits par le Père Wagner, qui tour à tour, s’occupant de rhétorique, de grammaire, de géographie, d’his to ire, nous a lai é dans ces diverses branches des con nai ances humaines, des traces remarquables de son esprit act if et pénétrant. Notre but, dans cet averti ement, est de parler seulement de son Dictionnaire de Phraséologie. Mais lai ons l’auteur lui-même nous raconter comment naquit ce livre, nous indiquer ce qu’il a voulu en le compos ant, et de quelle manière il est parvenu à mener à terme l’ouvrage que nous po édons. [2] “Étant profe eur des jeunes religieux qui recommençaient leurs human ités, le but de to us mes soins était d’accomplir le sage précepte du P. Jouvency, sans contredit le premier parmi nous dans la con nai ance parfaite de la langue latine,” Patris Juvencii, harum litter arum hodie inter nos facile Principis . “Le premier travail du maître, dit celui-ci, sera de montrer à ses élèves le style le plus pur et de les aider à l’acquérir. Je rec her chais donc ce que je pouvais offrir de mieux à ces jeunes gens, pour les conduire au i promptement que sûrement à l’acquisition des trois grandes qualités de la langue latine, la propriété, l’élégance, l’abondance. Pour la propriété, outre les Thesaurus , je faisais étudier to us les jours à mes élèves pendant un quart d’heure le Flos Latin it at is du P. Pomey, et au bout de deux mois, je remarquais des fruits merveilleux, jam intra bimestre Latinum quid velut in herb a eff lores cere, non sine jucundo animi sensu animadvert i . Pour l’élégance, Tursellini, Schorus, Dolet, Hadrianus étaient les maîtres que je leur faisais étudier et copier. Enfin, pour l’abondance, Man us i us, Bucher et Schönsleder. Mais, bientôt, je m’aperçus que cette foule de livres inondaient leurs pupitres, qu’ils perdaient un temps précieux à rec her cher, ici les adverbes, là les épithètes ou les synonymes, ailleurs les développements, et c’est alors que je résolus de réunir avec ordre et méthode, dans un seul ouvrage, le fruit des veilles de to us ces hommes illustres.” C’est ains i que naquit le Universæ Phraseologiæ corpus congestum . Il fut d’abord exclusive ment composé de phrases et de tournures tirées de Cicéron, puis on y ajouta un petit nombre d’expre ions appartenant aux grands auteurs du siècle d’or de la langue latine, Salluste, César, Tite-Live, Cornel i us et quelques autres. Il faut remarquer que l’auteur ne cite pas toujours textuellement l’écrivain auquel il a emprunté sa citation, et c’est ce qui a empêché, dans cette édition, d’indiquer les sources, quoique nous pui ions affirmer que nous avons vérif ié presque toutes les citations au moyen de l’ Apparatus de Nizzolius, de For cell in i et de Freund. Souvent il se contente de prendre la tournure et de l’appliquer au pa age qu’il veut développer. Cependant, dans ce qui est rangé sous la rubrique Usus : les phrases qui servent à indiquer la Syntaxe particulière de chaque mot, sont empruntées textuellement à Cicéron et aux meilleurs auteurs du grand siècle. Souvent nous les avons rétablies et traduites, pour la plus grande utilité des élèves. “Leur lecture a idue, ajoute le P. Wagner, non-seulement donnera aux élèves les différentes significations d’un mot, mais encore leur prouvera que négliger d’en suivre la construction, c’est s’exposer à employer une tournure peu latine, “ si quampiam atque ab his alien am construendi formulam adhibuerint Discipuli, fere in Idiot is mum se impactos admoneantur .” Mais il ne suffit pas d’avoir un bon livre, il faut savoir s’en servir; or, à prem ière vue, il semble que l’usage de ce Dictionnaire ne so it pas acce ible à tout le monde. Il est hors de doute, et l’expérience le prouve, que si l’on parvient à en saisir l’économie, si l’on en a, pour ains i dire, la clef, on parviendra en peu de temps à faire de rapides progrès dans la con nai ance de la langue latine. L’auteur en ava it const até l’efficacité, quand il nous dit: “ Noveram adolescentes qui orationem struerent tam elegantem, ut in volvendo Cicerone, multos annos posui e videri potui ent hujus artificii ignari. Inest et illud commodi quod ea, quæ alien a fuerant, multiplici usu sua faciant; quodque dicitur, in succum et sanguinem suum vertant. ” Pour cel a, il ne faut pas puiser indistinctement dans ce livre, coudre ensemble, sans suite et sans liens, des membres de phrase, qui, pris individuellement, sont très latins, mais qui doivent être rapprochés avec goût et discrétion. L’enfant intelligent doit faire sans dictionnaire son discours, sa narration ou son thème; il doit, après avoir médité profondément son sujet, après l’avoir ordonné dans toutes ses parties, l’écrire dans un latin plus ou moins pur, plus ou moins élégant, sel on sa force et sa capacité. Ce travail, le plus important sans contredit, étant term iné, il devra, avec l’aide du dictionnaire de Phraséologie, débarras ser son devoir, que nous pouvons supposer correct, de toutes les tournures françaises, des gallic is mes, des mots peu latins, et de cent autres imperfections, auxquelles il trouvera un remède a uré dans ce volume, s’il sait s’en servir avec intelligence et disc erne ment. Montrons, par un exemple facile, la vraie manière d’user avec fruit de ce livre. C’est une lettre d’un fils à son père pour lui demander de l’argent, dans le but d’acheter des livres. Dans la prem ière colonne, se trouve cette lettre dans le style d’un élève ordinaire de trois ième; style simple et exempt de fautes contre les règles de la grammaire. Dans la seconde, la même lettre a été modifiée, rendue plus élégante au moyen du dictionnaire de Phraséologie. Du reste, les mots modifiés dans la prem ière colonne sont soulignés, ce sont ceux-là qui doivent être l’objet du travail personnel de l’élève, quand il a jeté sur le papier les idées et qu’il veut donner à son style ce pol i, cette perfection que demande la langue latine. Scio equidem, te alioquin mei causa multos sumptus facere ; ausus tamen sum, nov am in super gratiam petere . Suadet nob is magister, ut libros quos in schola explicat, coemeremus, spondetque , si eos dom i legerimus , multum profecturos. Uti hactenus semper conatus sum , primo loco aut prim is proximus e e, ita nihil tristius foret, quam si, ob hunc librorum defectum, priorem laudem amitterem et a disci pulis contemnerer . Spero autem in causa tam æqua, te, ut fuisti, erg a me liberalem fore. Cognitum equidem habeo, multas alioquin impensas a te mei causa tolerari, id tamen mihi sumps i, ut nov am in super gratiam etiam atque etiam a te contenderem. Auctor nob is fit magister, ut in coemendos eos libros, quos in schola nob is miro evolvit modo, pecuniæ a liquid col loc are mus; fidemque suam obligat, fore ut, si eosdem dom i etiam legendo contrive rimus, magnos progre us faciamus. Uti hactenus nervis omnibus contend i, principem in schola locum vel primo proximum tenere, ita nihil trist it i a majore me conficeret, atque si, ob hunc librorum defectum, priorum laudum jacturam facerem, et a con disci pulis despectui haberer. Spe autem ducor in causa tam æqua, fructus liberal it at is tuæ uberrimos, ut pervenere, ad me perventuros. Après avoir souligné, dans mon devoir, les expre ions qui me déplaisent, je cherche à les remplacer au moyen du dictionnaire de Phraséologie. Prenons, pour commencer, le ver be, scio ; à cet article nous trouverons: compertum habeo, cognitum habeo, etc. Donc compertum vel cognitum equidem habeo multas alioquin impensas a te mei causa tolerari , en substituant ce ver be pa if, forme e entiellement latine, au ver be facere , gallic is me français, dans le sens de facere sumptus , faire des dépenses. Nous rem placer ons, toujours au moyen de la Phraséologie, ausus tamen sum par id tamen mihi sumps i , et à la place du gallic is me petere gratiam , nous mettrons contend ere gratiam . Avec le ver be sumps i suivi du subjonctif, nous terminer ons ains i la période: Id tamen mihi sumps i ut nov am in super gratiam etiam atque etiam a te contenderem. C’est ains i que nous trouverons dans le Dictionnaire to us les autres changements à faire. Tantôt ce sera le substantif, tantôt l’adjectif, le ver be ou même les dérivés, qui seront l’objet des remarques de l’élève studieux, et il est évident que l’habitude prise de corriger ains i, pendant une heure, un discours de deux pages, ne pourra manquer de produire, en peu de temps, des fruits merveilleux. L’enfant sera heureux de reconnaître dans son latin quelques unes de ces tournures qu’on lui a appris à admirer, et il fer a des progrès rapides, s’il parvient à se garder contre l’écueil opposé, de vouloir tout farcir d’élégances plus ou moins bien employées “ ne omnia Elegant i is farcire velit, sed ut cond i mentum parce inspergat et cum judicio, quo discern at quæ Phrasis, cui voci ejus sententiæ aptior sit .” Mais, me dir a-t-on peut-être, à quoi bon cet amas et d’élégances, de tours propres à la langue latine, qui ne peut servir qu’à tromper profe eurs et élèves, à égarer même ces derniers dans une forêt d’expre ions dont ils ne sont pas capables de sentir la just e e et la portée? Ce double reproche sera it sérieux, s’il était fondé. Pourquoi, dirai-je à mon tour, recommander aux élèves de choisir les expre ions, les tournures les plus latines? Pourquoi ces cahiers où l’on recueille, jour par jour, les phrases les plus saillantes, les tournures les plus autorisées de la langue de Cicéron? Pourquoi ces leçons apprises chaque jour? Pourquoi ces imitations quotidiennes du prince des écrivains latins? Peut-être sera-t-il difficile, dans les commencements de saisir toute la portée du livre que nous of frons de nouveau au public lettré, mais un peu d’expérience en montrera cert aine ment l’utilité. Ce livre a pour lui la sanction des années, et notre époque, quoique moins enthousiaste de la langue latine que les siècles précédents, conserve cependant a ez de grands et nobles esprits, pour qu’il so it inutile de prouver l’utilité de l’étude des belles-lettres pour la véritable formation de l’homme et du chrétien. Nous ne pouvons terminer ce travail sans indiquer les améliorations apportées à cette prem ière édition française. Les textes ont été rev us soigne use ment d’après trois éditions différentes. Quand ils étaient obscurs ou écourtés, ils ont été rétablis dans leur intégrité au moyen de For cell in i, de Freund ou des originaux, et traduits en français. Pour plus de clarté, on a établi des différences de caractères, qui per met tent de trouver rap i dement ce qu’on recherche. Ainsi que dans to us les lexiques modernes, la quant ité a été indiquée sur les mots, pour permettre aux élèves d’observer la règle si import ante de l’accent tonique. Trois Index complètent l’ouvrage: dans le premier, on a signalé les bar bar is mes les plus fréquents que peuvent commettre les élèves, et le mot latin qui les rem place. Le second est au i curieux qu’instruct if. Il rend une quant ité de mots techniques et propres aux arts, aux sciences et à la jurisprudence. Le trois ième et le plus important est l’ Index Gallico-Latin us . Les mots ont été placés par ordre alphabétique, en prenant le nom com me base du cla ement. Sous le nom sont placés les verbes, les adjectifs, les adverbes, et ains i d’un seul coup-d’œil on voit les relations entre la langue française et la langue latine, les changements qui peuvent se produire dans la traduction du substantif, de l’adjectif et du ver be. Ce travail n’est pas un Dictionnaire français-latin; nous n’avons voulu faire qu’un Index , qui renvoyât au Corpus Phraseologiæ . Pui ent ces divers travaux, entrepris pour la plus grande gloire de DIEU, édités avec le plus grand so in, répondre au but que s’est proposé l’auteur en les compos ant! Pui ent-ils être utiles aux maîtres et aux élèves, augmenter dans les cœurs des uns et des autres l’amour de la langue latine, et avec cet amour, le désir de défendre et de protéger toujours la gardienne et la protect rice du latin, Celle qui a tant fait pour le succès des bonnes études, l’Église de DIEU! Amiens , École libre de la Providence, 23 mai 1878. En la fête du bienheureux martyr André Bobola , de la Compagnie de Jésus. Aug. BORGNET, S. J. [1] de Maistre, Du Pape . [2] Voici, d’après les Auteurs de la Bibliothèque des Écrivains de la Compagnie de Jésus , Tome 3ᵉ, pages 1467, 1468 et 1469, (Louvain, MDCCCLXXVI) les principales éditions de l’ouvrage que nous of frons aujourd’hui au public: Universæ Phraseologiæ corpus congestum. Augustæ Vindelicorum, 1718.—Ratisbonæ, 1740, 8ᵒ. Universæ Phraseologiæ corpus congestum a P. Francisco Wagner, Soc i etat is Jesu Sacerdote, secund is cur is a quopiam ejusdem Soc i etat is Sall us tian a, Cæsareana, Liviana, Cornelian a, etc., Phraseologiis loc up let a tum. Editio nov is sima, auctior et emend at i or. Cum Privilegio Sacræ Cæsareæ Majestatis et Permi u Superiorum. Ratisbonæ, Sumptibus Emerici Felicis Baderi, A. P. C. N. MDCCXLV, 8ᵒ, pp. 816 à 2 col. , sll. L’épître dédicatoire, signée par l’auteur, est en date du 20 février 1718. La conce ion à l’imprimeur est du 4 janvier 1738. A la fin on a joint : Latin it at is ars brevicula, seu syntax is ornata, de tribus latinæ linguæ virtutibus, puritate, elegant i a et copia, pp. 82. Index diff us i or vocum barbara rum vel minus elegantium, p. 1 à 48. Index Germanico-Latin us p. 49 à 96.— Même titre. Ratisbonæ, Sumptibus Emerici Felicis Baderi, A. P. C. N. MDCCLVIII, 8ᵒ, pp. 808, 80 et 85— Ibid. id. 1751, 8ᵒ. Universæ Phraseologiæ Latinæ corpus congestum a P. Francisco Wagner, Soc i etat is Jesu Sacerdote, secund is cur is a quopiam ejusdem Soc i etat is Sall us tian a, Cæsareana, Liviana, Cornelian a, etc., Phraseologiis ac denique Indice Verborum quæ in foro militar i, civil i sacroque obtinent, loc up let a tum. Editio Nov is sima, Auctior et Emend at i or. Ratisbonæ et Viennæ, Sumptibus Emerici Felicis Baderi, 1760, 8ᵒ, pp. 808 à 2 col. sll. A la fin on a joint : Latin it at is ars brevicula, seu Syntax is ornata, de tribus Latinæ linguæ virtutibus, puritate, elegant i a et copia, pp. 80. Index diff us i or vocum barbara rum, aut minus elegantium, p. 1 à 48. Index vocum quæ in foro militar i, civil i, sacroque obtinent. Ex Iano, Noltenio, d’Aquino, Seyboldo, Strada, Maffejo, Galutio, etc. , collect us, p. 49 à 74. Index Germanico-Latin us, p. 75 à 111, fin du volume . P. Francisci Wagner Universa Phraseologia Latina. Ab eodem secund is cur is Sall us tian a, Cæsareana, Liviana, Cornelian a, etc. Phraseologiis ac denique Indice Verborum quæ in foro militar i, civil i sacroque obtinent, loc up let at a et ad usum juventutis litter arum studiosæ accommodata. Editio nov is sima, auctior et emend at i or. Augustæ Vindelicorum, Sumptibus Matthæi Rieger p. m. filiorum. MDCCXCII, 8ᵒ, pp. XVI à 896. A la fin : Latin it at is ars brevicula, etc. , pp. 204. Stœger dit: “Universæ.... Corpus auctum ab alio Sacerdote, S. J. Phraseologia Sallust. Cæsar. Liv. Cornel. etc., Augustæ Vindelicorum, 1801, 8ᵒ, et cum indice Viennæ, Geist in ger, 1824, 8ᵒ.” Fr. Wagner Universa Phraseologia Latina, edit. nov is sima, Schmidt, Viennæ et Tergesti, 1824, 8ᵒ. Wagner i Universa Phraseologia Latina, aucta et emend at a a Span. Viennæ, 1825. Adjecta Phraseologia Germanico-Latina a P. Goldhagen, S. J. cum Indice Verborum in foro sacro, civil i et militar i obtinentium. Moguntiæ, 1751, 1766, 8ᵒ. Wagner’s deutsch-late in is che Phraseologie, bear be i tet von Seibt, Prag. 1846. Universa Phraseologia Latina adjecta lingua hung a rico slavonica. Tyrnaviæ, 1775, 8ᵒ. Franc. Wagner i Universæ Phraseologiæ corpus idiomate slavico loc up let a tum. Tyrnaviæ, 1750, 8ᵒ Par le P. B. Zambal, S. J. Compendia ria method us add i scend i tres præcipuas latinæ linguæ virtutes, Puritatem, Elegant i am et Copiam, in usum juventutis emend atæ latin it at is studiosæ proposita. Authore R. P. Francisco Wagner Soc i etat is Jesu. Cum facultate superiorum. Dilingæ, Sumptibus Wilhelmi Hausen, anno 1735, 8ᵒ, pp. 96. Supellex latin it at is ex Phraseologia Francisci Wagner, S. J. ad usum scholarum ejusdem Soc i etat is collect a. Vilnæ, typ. Academ. S. J., 1751, 8ᵒ. (Editor est P. Fr. Bohomolec S. J., teste Ianocki.)—Idem, cum vocibus polonis. Cali ii, typ. S. J., 1752, 12ᵒ.—Editio 2ᵃ Leopoli, typ. S. J., 1756, 8ᵒ, pp. 42, 377 et 54.—Vilnæ, typ. Academ. S. J., 1757, 12ᵒ.—Cali ii, typ. S. J., 1772, 12ᵒ. Supellex latin it at is ex Phraseologia, P. Fr. Wagner S. J., ad usum scholarum ejusdem Soc i etat is collect a. Editio 2ᵃ correct i or. Leopoli, typ. S. J., 1756, 8ᵒ, pp. 23 à 77 et 102. Outre ces 24 éditions, nous en po édons deux autres. La prem ière appartient à la bibliothèque de St Acheul: Universæ, etc... Corpus, demum linguis Hung a rica, Germanic a et Slavica loc up let a tum. Budæ, typis typograph iæ Regiæ Univers. Hungaricæ, 1822, 8ᵒ, 2 vol. pp. 1524 à 83. L’autre, appartenant à la bibliothèque de l’École libre de la Providence, est un peu plus ancienne. C’est une réimpre ion de l’édition de 1792, faite chez Mathias Rieger, pp. XVI à 896; supp. 204. Augustæ Vindelicorum, MDCCC. IMG:3086736428286348267_header2.jpg: pRÆFATIO AD HUMANIORUM SCHOLARUM PROFESS ORES. IMG:3086736428286348267_dropcap-c-0.jpg: Cum eorum, qui human i ores litter as repetebant, domesticæ scholæ præfectus fui em, id propositum habebam maxime, et eo industriam omnem convertend am existimabam, ut P. Juvencii , harum litter arum hodie inter nos facile Principis, sapient i monito obtemper a rem. Primus, ait ille, Magistri labor erit, Latinum stilum ill is optimum demon str are, et ut a equantur, adjuvare. Ergo putare mecum cœpi, quæ adjumenta offerrem præsent is sima, que is viis Adolescentes non minus sciendi aviditate, quam in genii præstantia, ad omnem hujus litteraturæ laudem parati imos, ad Latinæ Linguæ Proprietatem, Elegant i am, Copiam quam celerrime commo di i me que perducerem. Proprietatem ut condiscerent, hoc est, e barbarie vulgar is sermon is sordibusque emerge rent, præter expositos barbara rum vocum Indices multiplices, si quam vocem suspect am haberent, Thesaurum Latin it at is , seu Forum Romanum cons ule rent, ju i. Ex eodem præcipuorum verborum syntax in usumque Latin it at is proprium ipse exscripsi: quo labore perfunctus admoneor a Collega, dudum id a P. Pomæio in suis Flosculis præstitum. Etsi dolerem actum me egi e, deque libello tam pervulgato ignora e puderet, in eamdem tamen cum viro egregio cogitationem, methodum ac prope verb a incidi e mihi gratulabar. Hos ergo flores transcribendos dedi me is; seposui quot dieb us quart am horulæ partem, qua suscitandos per tent a rem singulos, constitutumque ejus die i pensum de memoria repeterem; si qua adhærerent, explicabam; difficiliora paradigm at is illustrabam; et fiebat, ut quotidianæ script i on is argumento fere a liquid inserere po ent. Atque hisce script i on is, audition is, exercitation is ind us tri is jam intra bimestre Latinum quid velut in herb a eff lores cere, non sine jucundo animi sensu animadvert i. Ut vero ad Elegant i am quoque perpolirentur, Tursellini particulas singulis, Shorum ill is aut Doletum , Hadrianum ali is aut Goclenium , etc., ut copia erat, divis i, monuique, ne legerent duntaxat, sed lecta in chart am compendio refer rent, quo memoriæ commend a rent altius, quæ ab lectione sæpe, ut fit, minus intent a facile devolatura erant. Ut Copiam cum elegant i a combi be rent, Manutium a Buchlero auctum, et Schönslederum præbui, quos alter a quavis periodo in spice rent, quorum opibus ad ornatum varietatemque nec timide et liber a liter tantisper uterentur, dum usu non admodum diutino in jus suum as sere rent quæ alien a fuerant, abject is que cent on i bus, de suo liberum quid et nativum contexerent; cog it a rent autem præterea: hæc incipientium subsidia ad proritandum duntaxat, Latino que aliquo sapore imbuendum Tironum palatum excogitata; cæterum germanæ Latin it at is spem omnem in a idua Ciceronis , bonorumque ex aurea ætate Auctorum lectione collocandum; hos tanta cur a pervolvendos velut si nihil peractum paratumque accepi ent a major i bus, sed unis ips is eruenda forent, quæ ex his venis tantis conatibus ege ere, quidquid hactenus fuit Phraseologorum. Hæc agent i cum illud incommodum videbatur, quod tot libellorum, que is Discipulorum pluteos onerarem, turba mihi undeunde corradenda e et, tum quid iisdem, dum hinc Adverb i a, Epithet a inde, etc., fastidiose com mendicant, plurimum utili imi temp or is volvendo revolvendoque in a niter elaberetur. Hoc tædio ut levaremur utrinque, optare cœpi, e et aliquis, qui spars as has operas, eademque apud diversos repetita in unum quoddam corpus conf land i cons ilium caperet. Tot jam exstare Criticorum, Gram matico rum, Phraseologorum Indices, Enchiridia, Gazophylacia, Thesauros, Elegant i as observavi, ut felicem se reputare po et is, quem tantam, tam paratam materiam in unum volumen certo ordine ac metho do ædificandi animus in ce e ret; feliciores vero fore Discipulos, qui in mag no viæ compendio progre i ones tamen celeriores face rent, nec jam per rivulos concurs are deberent, quos in unum fontem Vir adeo benefic us cor rivas set. Extern is vero nostris scholastic is quam ejusmodi opera non opportuna modo, sed nece aria foret omnino! Ciceronem, Ciceronem ex alto suggest us Juvenibus in clam am us magistri, in hunc velut regulam omnisque Latin it at is exemplum respicere, hunc legere, imitari et scribere jubemus, sed iis juvenibus, quorum parti maximæ, præter fragment a quædam suæ cla is scholastico libro (quamquam et hunc quam pauci emant) insert a null us dom i Cicero ; plurimis Terentii , Livii , Sallustii , etc. ips a nomina peregrin a, plerique, quid Nizzolius aut Forum Romanum hominis vel rei sint, perinde ut maragnonius quispiam ignorent. Et hos stimulis fodiemus? hos Latinos Ciceroni a nos effici volumus? qua autem ope, ad quem lydium lapidem suspectæ fidei voces explorent? barbaras secern ant, melioribus commutent? unde colores, verasque pro adulterinis pigment is elegant i as petant? unde ad copiolam aliquam par and am vel Synonym i am exsugant? Huc certe flag it i i vid i deveni e nonnullos, ut Epistolam, chriam, orationem script uri in Synonym is , Gradibus ad Parna um , etc. habit a rent, qua re quid horribilius et ad corrumpendum stilum aptius excogitari po it? quod si opulent i ores quidam filii familias circumfluant etiam natentque Ciceroni bus, Terentiis, etc. quam pauci iis urantur igniculis, ut formulas inde, phrases, etc. in adversaria excerperent, just am animi contentionem ad exhaurienda principiorum ardua afferrent? Eædem atque his majores difficult ates, cum Poeticæ fores obsiderent, fuere qui Flavi as , Synonym a , Gradus ad Parna um , etc., præclara adeo adjumenta elaborarent, ut brevi tempore Poeticum aliquem colorem inde caloremque trahere multos experiamur. Quid est igitur, quod nemo dum ad Or at or i am gradient i bus de tali adminiculo de gradibus ad rostra grat if i cat us est? quid? quod optarunt hoc multi, nemo optant i bus mor am ge it? quid autem (aiebam), quin tute hanc spart am occupas, et lexicon aliquod Phraseologicum, aut quodvis demum nomen habeat, vel ipse conficis, vel si per temp or is an gust i as excludaris, typum denique et summas line as design as, quas tali provocatione commot i ali i depingant denique et absolvant. Consilii dubium duæ res magnopere retrahebant, magnitudo labor is et ignobilitas. Infida utebar parumque firm a valetudine. Operosæ scholæ quotidianæ vacui utilisque temp or is relinquebant minimum; et in form aver am non null a, quorum Auctor minimum dici po em, cum e præsenti opere præter diligent is scribæ nomen nihil ad me rediturum cernerem. Titubantem Collega meus, externorum Rhetorum Magister, Vir et morum et Latin it at is puri imæ candore longe suavi imus, P. Gabriel Wimmert , iteratis identidem hortatibus in pro pos i to retinuit, tantoque promptiorem habu it, quod ejusmodi, ut ego sum, hominum genus, ab omni fumo alieni imum e e, idque pro honesti imo ducere debet, si, mag no quidem suo impendio, quæstu minimo, plurimorum commodis servire po it. Re deli be rata Phraseologos, quos nancisci poteram, omnes tres in cla es part i or; horum ali i Proprietatem docerent, ut Nie ii , Cellar i i , Vo ii , Vorstii , Borichii Commentarioli; ali i Elegant i am præstarent, ut Hadrianus , Valla , Doletus , Tursellinus , Schorus , Fabri , etc., Copiam denique nonnulli sup peter ent, quorum chorum Manutius duceret et Schönslederus . Horum, inquam, operas omnes in unum Corpus cogendas, eximenda, quæ apud singulos præcipua e ent, atque sub unum conspectum objicienda constitui, ea tamen adjecta cond it i one, ut ne voluminis moles ita excresceret, quin ab juvenibus in scholam ad stat as script i ones comp or tar i po et. Hanc vero, quam vides, methodum mihi descripsi: I. Nizzolium equidem pro solo operis stravi, ejusdemque ordinem alphabet i cum sum secutus, quin tamen iisdem me carceribus include rem, iisdem religion i bus obligarem; neque enim in ea sum hæres i, ut vel Ciceronem de omnibus argument is disputa e, aut non iisdem cum Vitruvio , Varrone , Livio , Cæsare , etc., si de iisdem rebus loqui volui et, vocabulis usurum fui e, exist i mem. Quare aliorum quoque ex aurea ætate Auctorum voces adjeci, asterisco not at as, ut ab Ciceroni an is secernantur, non quod fugiendæ e ent. Totus enim in ea sum sententia, juvenes intra hujus ætat is limites const rin gen dos, et a Plinianis, Senecianis, etc. omnino abstinendos. Intelligent autem, quam hic vocem non repererint, nullum habere idoneum Auctorem: atque adeo meliore com mut and am. II. Vocabula nihilominus sacra et religiosa suis loc is characterum form a divers a intexui, eademque e Pontano , quo nemo melius christ i ane simul et Latine loqui docet, Tympii opera collect is observation i bus illustravi.
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